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Emploi coffreur bancheur : un métier clé du gros œuvre

Le coffreur-bancheur est un spécialiste du béton armé, essentiel sur les chantiers de gros œuvre. C'est un métier technique et recherché.

Photo : Engin Akyurt / Pexels

Le terme « maçon » est souvent utilisé pour désigner plusieurs métiers du bâtiment. Parmi eux, le coffreur-bancheur occupe une place particulière, se distinguant par une expertise très spécifique dans la construction des structures en béton armé. Ce professionnel est au cœur de la réalisation des fondations, murs, dalles et poutres qui constituent l’ossature des bâtiments.

Les chiffres clés

1 130offres publiées en 12 mois
2 200€brut mensuel médian observé
14,0€/htaux horaire médian en intérim
55%des offres ouvertes aux débutants
Le détail
IndicateurValeur
Offres publiées sur 12 mois en Île-de-France (2ème trimestre 2026)1 130, dont CDI 30 %
Demandeurs d’emploi sur ce métier, catégorie A (2ème trimestre 2026)880
Embauches au dernier trimestre connu (3ème trimestre 2025)240
Offres sur 12 mois pour 100 demandeurs128
Offres actives en Île-de-France53 (dont 53 analysées)
Brut mensuel observé (toutes offres chiffrées)1 870 – 2 380 € (médiane 2 200 €)
Brut mensuel observé en CDInon chiffré dans assez d’offres
Taux horaire observé en intérim13,03 – 14,88 € (médiane 14,0 €)
Répartition des contratsCDI 38 % · intérim 57 % · CDD 6 %
Débutants acceptés55 % des offres
Offres signalées « difficiles à pourvoir »2 % des offres
Départements qui recrutent le plusSeine-et-Marne (21 %), Hauts-de-Seine (9 %), Yvelines (8 %), Seine-Saint-Denis (8 %), Val-de-Marne (8 %)
Offres mentionnant un CACES8 %
Offres mentionnant un permis6 %
Lignes « offres sur 12 mois », « demandeurs » et « embauches » : indicateurs officiels France Travail (API Marché du travail), code ROME F1701, Île-de-France. Autres lignes : calculs Opolo sur les offres actives publiées sur francetravail.fr, consultées le 27/09/2026. Salaires : bruts annoncés dans les offres qui en indiquent un, milieu de fourchette ; taux horaires convertis sur 151,67 h. Ce sont des observations, pas une grille.

Le métier au quotidien

Le quotidien d’un coffreur-bancheur est rythmé par les différentes étapes de la construction des ouvrages en béton armé. Votre mission principale est de donner forme au béton, un matériau fondamental dans le bâtiment et les travaux publics. Cela implique une série de tâches techniques et physiques, réalisées en équipe et dans le respect strict des plans et des normes de sécurité.

La première étape consiste à préparer et monter les coffrages. Vous travaillez à partir des plans de construction, qui sont vos guides pour l’assemblage de ces moules provisoires. Que les coffrages soient traditionnels en bois ou qu’il s’agisse de banches métalliques, vous devez les installer avec une grande précision. Cela peut impliquer de charger, décharger et manutentionner des produits lourds ou encombrants, nécessitant une bonne condition physique et l’utilisation d’équipements adaptés.

Avant même le coulage du béton, une vérification rigoureuse est indispensable. Vous devez vous assurer de la solidité et de l’étanchéité des moules. Toute faiblesse pourrait compromettre la qualité de la structure finale. Cette étape est cruciale pour garantir la conformité et la sécurité de l’ouvrage.

Un aspect fondamental du métier de coffreur-bancheur est l’installation du ferraillage. Il s’agit de positionner les armatures métalliques (fers d’armature) à l’intérieur du coffrage. Ces fers confèrent au béton sa résistance à la traction, créant ainsi le béton armé, un matériau composite extrêmement solide et durable. Vous devez prévoir la quantité de fers d’armature nécessaire, en plus du béton et du bois, pour mener à bien l’exécution des travaux.

Une fois le coffrage et le ferraillage en place, vous participez au coulage du béton. Selon les chantiers, vous pouvez être amené à préparer le béton et le mortier manuellement ou mécaniquement, en respectant scrupuleusement le dosage du ciment, de l’eau et les choix d’agrégats. Le béton est ensuite coulé dans le moule ou le banc de précontrainte, souvent à l’aide de pompes à béton ou de bennes.

Après le coulage, il faut attendre que le béton durcisse. C’est alors que vient l’étape du décoffrage. Vous démontez les coffrages avec soin, en veillant à préserver les structures réalisées. Ce travail demande de la minutie pour ne pas endommager le béton fraîchement pris.

Au-delà de ces tâches techniques, le coffreur-bancheur est un acteur clé de l’organisation du chantier. Vous pouvez être amené à implanter une zone de chantier, à niveler un fond de fouilles, une tranchée ou un radier, préparant ainsi le terrain pour les futures constructions. Vous assemblez les structures porteuses lourdes d’un ouvrage, ce qui demande une bonne compréhension des plans et une capacité à travailler en équipe.

Le respect des règles, des consignes, des normes et des procédures opérationnelles est une constante. La sécurité est primordiale sur un chantier. Vous devez sécuriser le périmètre d’intervention et porter vos équipements de protection individuelle (EPI) tels que gants, chaussures de sécurité, casque et protections auditives. Le travail s’effectue souvent en extérieur, parfois en grande hauteur, et implique le port et la manipulation de charges lourdes ou encombrantes.

Enfin, le coffreur-bancheur est intégré à une équipe et doit rendre compte de son activité à sa hiérarchie. La communication est essentielle pour le bon déroulement des travaux et la coordination avec les autres corps de métier. Ce métier s’exerce majoritairement sur chantier, dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), et plus spécifiquement dans le gros œuvre.

Ce que les employeurs demandent

Pour accéder au métier de coffreur-bancheur, un diplôme de niveau CAP à Bac professionnel est généralement requis. Ces formations sont souvent dans le domaine du coffrage, de la maçonnerie ou de la construction d’ouvrages en béton armé.

Cependant, l’expérience n’est pas toujours un prérequis absolu. Sur les offres analysées, 55 % acceptent les débutants, ce qui ouvre des opportunités pour les jeunes diplômés ou les personnes en reconversion.

Des certifications complémentaires peuvent être demandées par les employeurs. Par exemple, des Certificats d’Aptitude à la Conduite En Sécurité (CACES) peuvent être nécessaires pour l’installation d’échafaudages ou la manipulation de certains engins. Sur les offres analysées, 8 % mentionnent la nécessité d’un CACES.

Le permis de conduire est également un atout, bien que moins fréquemment exigé. Sur les offres analysées, 6 % des annonces le mentionnent.

Les salaires observés

Les salaires pour le métier de coffreur-bancheur en Île-de-France varient selon l’expérience, le type de contrat et l’entreprise. Sur les annonces analysées qui affichaient un salaire (soit 26 % des offres), voici les salaires bruts mensuels observés :

  • 25 % des offres proposaient un salaire inférieur à 1870 € par mois.
  • Le salaire médian observé est de 2200 € par mois.
  • 75 % des offres proposaient un salaire inférieur à 2380 € par mois.

Ces chiffres sont basés sur l’analyse de 14 offres d’emploi, tous types de contrats confondus, qui mentionnaient un salaire.

Pour les missions en intérim, les taux horaires bruts observés dans les annonces sont les suivants, sur 5 offres analysées :

  • 25 % des offres proposaient un taux horaire inférieur à 13,03 € de l’heure.
  • Le taux horaire médian observé est de 14,0 € de l’heure.
  • 75 % des offres proposaient un taux horaire inférieur à 14,88 € de l’heure.

Il est important de noter que ces chiffres sont des salaires bruts observés dans les annonces et ne constituent pas des grilles salariales officielles.

CDI, intérim ou CDD, ce qu’on trouve

Le marché de l’emploi pour les coffreurs-bancheurs en Île-de-France présente une diversité de types de contrats. Sur les 53 offres analysées spécifiquement pour ce métier :

  • 38 % des offres étaient des contrats à durée indéterminée (CDI).
  • 57 % des offres étaient des missions d’intérim.
  • 6 % des offres étaient des contrats à durée déterminée (CDD).

Ces chiffres montrent une forte présence de l’intérim, offrant des opportunités de missions variées et la possibilité d’acquérir de l’expérience sur différents chantiers. Le CDI reste néanmoins une part significative des propositions.

Plus largement, sur les 1130 offres d’emploi pour ce métier collectées par France Travail et ses partenaires en Île-de-France au cours des 12 derniers mois (2ème trimestre 2026), 30,0 % étaient des CDI et 63,0 % des missions d’intérim ou d’autres types de contrats.

Le métier de coffreur-bancheur s’exerce principalement en tant que salarié du secteur privé, que ce soit en CDI, CDD ou intérim.

Où sont les postes

Le métier de coffreur-bancheur est recherché dans toute l’Île-de-France, compte tenu de l’activité intense dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Sur les 53 offres analysées, la répartition géographique des postes se concentre principalement dans les départements suivants :

  • La Seine-et-Marne (77) représente 21 % des offres, avec 11 postes.
  • Les Hauts-de-Seine (92) représentent 9 % des offres, avec 5 postes.
  • Les Yvelines (78) représentent 8 % des offres, avec 4 postes.
  • La Seine-Saint-Denis (93) représente 8 % des offres, avec 4 postes.
  • Le Val-de-Marne (94) représente 8 % des offres, avec 4 postes.

Ces départements concentrent une part importante de l’activité de construction dans la région.

Le marché du travail en Île-de-France pour les coffreurs-bancheurs est dynamique. Au 2ème trimestre 2026, 1130 offres d’emploi ont été collectées sur les 12 derniers mois. Durant la même période, 880 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A recherchaient ce métier. Cela représente 128 offres pour 100 demandeurs d’emploi, ce qui indique un marché favorable aux candidats.

Au 3ème trimestre 2025, 240 embauches de demandeurs d’emploi sur ce métier ont été enregistrées, témoignant de la demande constante des entreprises.

Les intitulés sous lesquels chercher

Lorsque vous recherchez un emploi dans ce domaine, plusieurs intitulés peuvent correspondre au métier de coffreur-bancheur. Voici les appellations les plus courantes observées dans les offres analysées :

  • Coffreur-boiseur / Coffreuse-boiseuse
  • COFFREUR
  • Coffreur Bancheur
  • Apprentissage Compagnon Constructeur Béton – Bois – Métal
  • Coffreur / Coffreuse
  • Coffreur / bancheur
  • MACON COFFREUR
  • MACON (e) BANCHEUR PORTABLE COFFREUR

D’autres appellations peuvent également désigner des postes similaires ou des spécialisations du coffreur, comme : Coffreur / Coffreuse béton armé, Boiseur-béton / Boiseuse-béton, Bétonnier / Bétonnière, Piscinier / Piscinière en piscines collectives en béton, Batteur / Batteuse de palplanches, Coffreur glissant / Coffreuse glissante, Coffreur-boiseur-escaliéteur / Coffreuse-boiseuse-escaliéteuse, ou Constructeur / Constructrice en béton armé.

Questions fréquentes

Quelle formation est nécessaire pour devenir coffreur-bancheur ?

Pour devenir coffreur-bancheur, il est généralement recommandé de posséder un diplôme de niveau CAP à Bac professionnel. Ces formations sont souvent axées sur le coffrage, la maçonnerie ou la construction d’ouvrages en béton armé. Cependant, il est important de noter que sur les offres analysées, 55 % acceptent les débutants, ce qui signifie que l’expérience n’est pas toujours un prérequis strict et que des opportunités existent pour ceux qui débutent dans le métier.

Quelles sont les conditions de travail d’un coffreur-bancheur ?

Le métier de coffreur-bancheur s’exerce principalement sur chantier, en extérieur, et parfois en grande hauteur. Il implique le port et la manipulation de charges lourdes ou encombrantes, nécessitant une bonne condition physique. Le port d’équipements de protection individuelle (EPI) tels que gants, chaussures de sécurité, casque et protections auditives est obligatoire pour garantir la sécurité sur le lieu de travail. Le respect des règles de sécurité est une priorité constante.

Y a-t-il beaucoup d’offres d’emploi pour ce métier en Île-de-France ?

Oui, le marché de l’emploi pour les coffreurs-bancheurs en Île-de-France est dynamique. Au cours des 12 derniers mois (2ème trimestre 2026), 1130 offres d’emploi ont été collectées par France Travail et ses partenaires dans la région. Avec 880 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A recherchant ce métier sur la même période, on observe 128 offres pour 100 demandeurs, ce qui indique une demande soutenue de la part des employeurs.

Et chez Opolo ?

Nous plaçons des professionnels de ce métier en CDI chez l'entreprise ou en régie chez nous, avec le lieu et la rémunération annoncés dès l'offre.

La rédaction d'Opolo Chaque chiffre et chaque règle cités ici renvoient à une source publique (Code du travail, France Travail) indiquée en bas d'article, avec sa date. Un article de plus d'un an mérite d'être recoupé avant d'être utilisé.
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